Accidents de trottinette : comprendre les séquelles qui peuvent bouleverser l’autonomie
Les accidents graves de trottinette électrique peuvent provoquer des traumatismes crâniens et d’autres lésions aux conséquences durables. Les chiffres récents sont issus de services hospitaliers spécialisés : ils alertent sur la gravité possible, sans décrire le risque de chaque trajet ni le devenir de tous les utilisateurs.

Des données hospitalières à lire avec leur contexte
Une étude publiée en 2026 par une équipe de neurochirurgie pédiatrique à Lyon a examiné des enfants et adolescents pris en charge après un traumatisme crânien lié à une trottinette électrique. Dans cette population hospitalière sélectionnée pour la gravité des blessures, près d’un tiers des patients suivis conservait un handicap au moins modéré. Ce résultat ne correspond pas à un risque pour l’ensemble des personnes qui utilisent une trottinette : l’étude porte sur des cas graves adressés à un service spécialisé.
Les séquelles possibles dépendent de la lésion. Elles peuvent toucher la mobilité, l’équilibre, l’attention ou la mémoire, et se traduire par une fatigue importante. La récupération varie d’une personne à l’autre ; certaines difficultés apparaissent aussi après la sortie de l’hôpital, au retour à l’école, au travail ou dans les déplacements du quotidien.
La réadaptation se construit dans la durée
Après un traumatisme, l’équipe médicale évalue les fonctions atteintes et les besoins de rééducation. Selon la situation, le parcours peut associer médecine physique et de réadaptation, kinésithérapie, ergothérapie, orthophonie, neuropsychologie et accompagnement social. L’objectif se définit avec la personne : retrouver des gestes, préserver son autonomie, adapter les déplacements ou préparer la reprise des activités.
Une gêne persistante, une fatigue inhabituelle ou des difficultés de concentration après un accident doivent être signalées aux professionnels qui assurent le suivi. L’entourage peut aider en décrivant les changements observés, tout en laissant à la personne une place active dans les décisions qui la concernent.
La prévention reste déterminante
La Sécurité routière rappelle les principales règles applicables aux engins de déplacement personnel motorisés : circulation seul, vitesse limitée à 25 km/h et respect des voies autorisées. L’usage du téléphone et des écouteurs est interdit. Le casque est fortement recommandé, en particulier pour réduire le risque de traumatisme crânien ; les Hospices Civils de Lyon insistent aussi sur son intérêt à la lumière des blessures observées à l’hôpital.
Ces mesures ne rendent pas un trajet sans risque. La vitesse, la visibilité, l’état de la chaussée et les interactions avec les autres usagers comptent également. Dans l’espace public, anticiper les croisements et garder une marge pour freiner protège autant l’utilisateur que les piétons.
Sources et références
- fr – Accidents de trottinette : 1 blessé grave sur 4 handicapé
- Hospices Civils de Lyon – Trottinette électrique : le casque évite les traumatismes graves
- Étude publiée dans Neurosurgery – Electric-Scooters: An Emerging Source of High-Severity Pediatric Head Trauma
ONISR – Règles du code de la route pour les EDPM
